Le futur de la douleur

Vient le tour du scripteur. La respiration anticipe l’événement, congédie des images tout passé.

La dureté d’un caillou investit le pouce et l’index pour la compression des muscles. Le souffle forge sa bête d’endurance. La main se cambre et dresse le poignet sur l’ergot. Au frottement des os par saccades, la résistance de l’air entérine son abandon.

Puis le coude entame le ravaudage des vertèbres. D’une hauteur de marteau, qui ralentit son élan, de tout le lest du corps, la pointe s’enfonce et décolle le muscle de l’arête. Détente et tension se rendent au futur de la douleur.

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