Je dirai en peu de phrases…

Je dirai en peu de phrases comment tu te minais sur ton rocher, vestiges d’une tour dressée comme un i, portant son ombre sur le bocage que tes ruines ont rendu à son ensoleillement.

Ce n’est pas fait.

Tu finis de le rouler sur quelques mètres encore, ce bloc de pierre à taille d’homme qui t’empêchera toujours de progresser.

Tu le scrutes à son ombre. Tu es tremblant, l’effort t’en sert de cause. A quoi bon y estimer des profils aux détours du minéral, immaculer des indices, y suspecter le moindre protagoniste aux arêtes de la peur.

Ouvre la main et qu’elle épouse la paroi. Appuie de tout ton corps de fatigue. On dirait que tu es la mer. Tu es la mer, le ressac et le sel qui corrode. Tu entames tes vagues et assumes d’emblée le regard des autres, tandis que tu déclines l’offre de la peur.

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