La lecture devient plus sociale

Viens de lire What Books will become par Kevin Kelly, dans la traduction d’Hubert Guillaud.

Je retiens avant tout ceci :

« La lecture devient plus sociale. Nous pouvons partager non seulement les titres des livres que nous lisons, mais nos réactions et les notes que nous avons prises à mesure que nous les lisons. Aujourd’hui, nous pouvons surligner un passage. Demain, nous serons en mesure de relier les passages. Nous pourrons ajouter un lien entre une phrase du livre que nous lisons et une phrase contrastée d’un autre livre que nous avons lu, nous pourrons ajouter un lien entre un mot dans un passage et un obscur dictionnaire, entre une scène dans un livre et une scène similaire dans un film (toutes ces astuces nécessitent des outils pour trouver des passages pertinents). »

Et aussi :

« Un livre en réseau, par définition, n’a pas de centre ni de bords. Est-ce que l’unité de la bibliothèque universelle pourrait être la phrase ou le paragraphe, l’article ou le chapitre au lieu du livre ? Peut-être. Mais il y a un pouvoir dans la forme longue. Une histoire autonome, un récit unifié, un argument clos qui a une attraction étrange pour nous. Il y a une résonance naturelle qui attire un réseau autour de lui. Nous allons découper les livres en bits constitutifs et tricoter ces pièces dans le web, mais l’organisation de niveau supérieur de l’ouvrage va continuer à focaliser l’attention. Un livre est une unité d’attention. Un fait est intéressant, une idée est importante, mais seulement une histoire, un bon argument, un récit bien conçu sont étonnants et ne s’oublient jamais. Comme le disait Muriel Rukeyser : “L’univers est fait d’histoires, pas d’atomes.”

Hubert Guillaud : Que vont devenir les livres

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