Gelée blanche, poème d’Olivier Larronde

Neige de deux hivers ne se reconnaîtraient
Ni vous ne figerez les plis de mon eau froide,
Gel du poème, ou son fouillis ne ferez roide.
– Plus que de l’épervier les demeures m’effraient,

Quand l’aurore me donne à sa serre féline,
Plus l’indiscret oiseau dont je suis la volière :
Mésange – cœur de fraise – aux tortures encline
Qui me met en morceaux comme on casse les œufs.

Olivier Larronde, Les Barricades mystérieuses

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