Consumérisme + technophobie = piratage ?

Je schématise naturellement. Pour mémoire et dans le souci de comprendre.

Le consumériste veut tout en un clic. C’est selon moi l’exacerbation d’un besoin légitime. Car non, on ne peut admettre qu’un livre ne soit pas accessible. Voir la misère numérique de la poésie contemporaine : rareté, DRM et incohérences.

Je ne discuterai pas du bon prix pour un livre numérique, mais poserai 2 postulats. Que tout travail mérite salaire. Que l’accès à la culture ne devrait pas être une question d’argent, mais d’effort. J’ai appris à lire à la bibliothèque municipale et je ne vois pas ce qui pourrait empêcher mes enfants de fréquenter une bibliothèque numérique. Avec mes copains on s’échangeait des livres et je n’admets pas qu’on le leur interdise.

Donc l’offre légale – comme on est bien obligé de l’appeler – est en retard sur la demande. Pour ceux que le commerce intéresse, vous avouerez que ce n’est pas brillant.

Le métier d’éditeur a ses nécessités et il faut avoir la modestie d’apprendre à les connaître. Je vais m’y employer. Je remarque tout de même : les professions dites « intellectuelles » se distinguent souvent par leur technophobie.  Combien de fois ai-je vu mépriser ce gentil collègue technophile (il ne peut être que d’un bord ou de l’autre) appelé en renfort pour ses compétences informatiques. On se vanterait presque de ne « rien connaître à ces trucs-là » (un comble pour un intellectuel !). Est-ce que je me trompe ?

Je ne sais pas d’où peut bien venir cette technophobie. Mais une rapide consultation de l’Encyclopédie prouve qu’elle n’est pas héritée de l’esprit des lumières… A creuser.

Il faudrait sans doute passer du mépris à l’indifférence envers la technique. Celle qui permet de la prendre distraitement par un fil et de dévider la bobine, pour voir. En sachant que c’est l’être humain qu’on trouvera au bout, de toute façon.  Autrement c’est la peur, mauvaise conseillère comme vous le savez. Dire qu’internet autorise la mauvaise littérature – ou que Wikipedia est rempli d’âneries – cela revient à dire qu’il y a des cons sur terre. D’une banalité !

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