Dépassée l’hyperfiction ?

Je me demande si on n’enterre pas un peu trop vite l’hypertexte de fiction en France.

Dans « Le devenir numérique de la littérature française », l’auteur évoque le constat proposé par « Paul Lafarge, pour qui les romans hypertextes relèvent, comme les voitures volantes, d’un imaginaire dépassé du futur technologique. » Idée reprise (sans la restriction au domaine du roman semble-t-il) dans un autre article, « Peut-on reconnaître la littérature numérique ? » : « S’il a connu une certaine gloire, l’hypertexte est cependant considéré aujourd’hui comme un “imaginaire dépassé du futur technologique”.

Or, après avoir pointé sans aménité les défauts des premiers hypertextes de fiction des années 1990, Paul Lafarge (lui-même auteur d’hyperfiction) ne dit pourtant pas cela. Qu’on en juge :

« It’s tempting to leave the story there, and to let the hypernovel, or whatever you want to call it, become part of the technological imagination of the past, like the flying car. But I believe that the promise of hypertext fiction is worth pursuing, even now, or maybe especially now. »

Paul Lafarge, Why the book’s future never happened

 

 

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