ce que dit le vers, c’est ce que ça verse

ce que dit le vers, c’est que ça verse, non sans tortillements à coup sûr, et donc que ça s’écoule, mais aussi que dans cet écoulement plus ou moins rapide ou lent, il y a de la résistance, de la retenue, il y a un mouvement contre (versus) et par conséquent quelque chose qui remonte en descendant, un contre-courant si l’on veut, qui en empêche la précipitation en bloc dans un néant pourtant inéluctable, et qui de la sorte en rythme le débit selon des mesures nombrées, variables, mais précises. »

 

Robert Davreu, Action poétique, N° 133-134, 1994.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera jamais rendu public. Les champs marqués d'un astérisque (*) sont obligatoires