Au début

Au début, il croyait devoir s’excuser, par lettre ou par téléphone. A la longue, il finit par ne plus fournir d’explication à personne. Il avait deviné que l’exil est une affaire personnelle, qui a ses propres motivations, ses mécanismes, ses exigences, et qu’on ne peut le partager avec qui que ce soit.

Plus tard, il comprit enfin que la fuite véritable est comme la musique : elle ne trouve son terme et sa résolution que dans le silence. »

Jacques Bens, L’art de la fuite

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