Perdre la face à propos

Perdre la face, à propos des Asiatiques (première généralité), revient dans les conversations avec l’insistance d’un cliché. Normal : cette hantise de la honte c’est d’abord la nôtre. Le ridicule ne tue pas en France, mais sa peur oui, certainement.

Dans La préparation du roman, Barthes parle de la superstition des auteurs qui leur interdit habituellement de révéler un texte avant de l’avoir écrit. Lui, qui parle comme si il écrivait un roman, ne craint pas de vendre la peau de l’ours.

Si je fais dès le début, en publiant Passion bémole à mesure, comme si j’écrivais un recueil de poèmes, c’est sans doute parce qu’il n’y a pas d’ours à tuer au programme. Je n’ai pas à préparer, dans la clandestinité, l’édition d’un quelconque événement

– D’ailleurs inexistant. Ce que je cherche c’est un cheminement — échappée du livre comme Événement somme de ses menus événements — qui ne soit pas un simple changement d’échelle.

C’est tout ce que ce matin j’ai à te dire, Pérégrine.

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