J’ai reçu mon bouquin. Paraît que c’est un roman-poëme. Première nouvelle.

–Georges Perros

C’est avec un roman en vers

C’est avec un Roman en vers que Raymond Queneau fait son entrée en poésie : Chêne et chien.

Malgré ce tour en parenté de force, Georges Perros s’étonne, à la sortie de Vie ordinaire, de cet heureux mélange des genres.  Il veut qu’un livre ait un sexe.

Pour qu’il en désire un autre.

Il y aurait je crois beaucoup beaucoup de choses à dire sur ce rapport entre amour et lisibilité.

De confiance en un récit qui emporte l’anecdote dans la continuité de la vie. Se déshabiller, étendre ses vécus à la fenêtre et dormir d’un vrai sommeil.

Ce genre de livres me donne la nostalgie. Plutôt, comment dire, d’un temps d’avant ma naissance. Depuis je n’ai pas quitté un certain escalier d’après-cave. Des marches à une porte élue provisoire, le temps de la lumière, de mes prévenances.

Question de minuterie.

Un dernier mot sur l’échappatoire contemporaine.

Le romancier le plus imaginatif s’inspire de ce qu’il vit. L’autobiographe le plus honnête n’échappe pas à la fiction de la mémoire. Nichant dans un entre-deux mercatique : l’autofiction.

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