Charles Reznikoff lit la poésie chinoise des Tang

Charles Reznikoff lit la poésie chinoise des Tang et relève ceci : « La poésie présente l’objet afin de susciter la sensation. Elle doit être très précise sur l’objet et réticente sur l’émotion. » Refus des explications qu’on trouve chez tous les objectivistes : « no ideas but in things » (williams). Mais aussi dans Manhattan Transfer. Le poète décrit mais ne conclut pas. Un témoignage de tribunal. S’il écrit, c’est pour être compris. Il croit beaucoup à la clarté.

Rakosi : « je crois que R. apparaît dans ses premiers poèmes comme un homme entièrement compatissant. Il apparaît comme une personne. Quand il observe quelque chose, vous êtes à l’intérieur de lui. »

Selon Serge Fauchereau, : « c’est aussi un homme qui refuse de parler de ses propres livres. Il en veut bien parler pour vous dire comment il les a imprimés, les difficultés qu’il avait à trouver des caractères et à les vendre. »

Imprimés soigneusement sur papier gris. « Je m’en fous, je les imprime ; si j’ai deux lecteurs, c’est déjà quelque chose. » Il a toujours trouvé amusant que quiconque puisse s’intéresser à ce qu’il faisait.

Reznikoff a toujours mis les pieds dans le plat.

Très peu de citations.

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