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	<title>Jean Sary &#187; Citations</title>
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	<description>Poèmes numériques, dictionnaire et autres feuilles de style</description>
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		<title>à qui dirait tu perds le fil je répondrais je le tiens</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jan 2013 15:51:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[labyrinthe]]></category>

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		<description><![CDATA[Le labyrinthe, ce lieu commun que l&#8217;époque de l&#8217;hypertexte essaie d&#8217;interroger, en voici une  belle instance : - à qui dirait tu perds le fil je répondrais je le tiens Ariane ma sœur ne t&#8217;en va pas il faut que tu restes et que tu le dises que tu leur dises que chenal et labyrinthe [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le labyrinthe, ce <a title="Apprends à te perdre dans le labyrinthe au lieu de t’accrocher au fil d’Ariane..." href="http://jeansary.net/le-petit-sary-qui-s-illustre/fil-dariane/">lieu commun</a> que l&rsquo;époque de l&rsquo;hypertexte essaie d&rsquo;interroger, en voici une  belle instance :</p>
<p>- à qui dirait tu perds le fil je répondrais je le tiens<br />
Ariane ma sœur ne t&rsquo;en va pas<br />
il faut que tu restes et que tu le dises<br />
que tu leur dises que chenal et labyrinthe<br />
sont une seule et même forme<br />
agitée dans la main d&rsquo;un dieu mort<br />
déguisé en ce taureau<br />
que Thésée le macho a pourfendu<br />
inaugurant l&rsquo;efficacité du Capital<br />
tout comme l&rsquo;a fait l&rsquo;autre tranchant le nœud gordien<br />
nous laissant sur les bras un monde<br />
où ceux qui dénouent patiemment les fils<br />
seront toujours battus par ceux qui les tranchent<br />
mais, Ariane, au moins tu nous restes<br />
et la pelote est inextricable<br />
et tu l&rsquo;as su à Naxos deux fois abandonnée<br />
devenue dans le ciel<br />
araignée du matin et du soir.</p>
<p><strong>Jean-Christophe Bailly</strong> : <em>Basse continue</em></p>
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		<title>Corps créchés</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Dec 2012 05:43:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[33 jours]]></category>
		<category><![CDATA[Werth]]></category>

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		<description><![CDATA[Les descendants du père de Corot, dans la France de 1940, n&#8217;ont pas lu un livre, j&#8217;entends un vrai livre. Ils n&#8217;ont lu que des journaux ou des magazines. Ils pensent en légendes de clichés photographiques. Cela apparaît, s&#8217;ils touchent à des problèmes de quelque étendue, et de politique en particulier. Ils sentent aux fonds [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les descendants du père de Corot, dans la France de 1940, n&rsquo;ont pas lu un livre, j&rsquo;entends un vrai livre. Ils n&rsquo;ont lu que des journaux ou des magazines. Ils pensent en légendes de clichés photographiques. Cela apparaît, s&rsquo;ils touchent à des problèmes de quelque étendue, et de politique en particulier. Ils sentent aux fonds d&rsquo;eux-mêmes que tout leur échappe et ne se l&rsquo;avouent pas. Alors ils s&rsquo;efforcent de donner un corps aux idées vagues, aux sentiments dont ils furent nourris. Ils les personnalisent, remuent comme des marionnettes la France ou l&rsquo;Angleterre, gesticulent, forcent la voix, on dirait que tous les muscles de leur corps travaillent, qu&rsquo;une fureur sacrée les anime ou on ne sait quel désespoir : ils veulent avec du néant créer une vérité. Je pense souvent, quand j&rsquo;entends mes contemporains traiter de politique, à cette démente de la Salpêtrière, qui croyait que le monde n&rsquo;existait point en dehors de la création qu&rsquo;elle en faisait, minute à minute. Et elle appelait &laquo;&nbsp;corps créchés&nbsp;&raquo; les éléments chaotiques qu&rsquo;elle assemblait pour faire le monde et &laquo;&nbsp;suppléer à la diligence des dieux&nbsp;&raquo;. Ainsi nos contemporains assemblent en vain les corps &laquo;&nbsp;créchés&nbsp;&raquo; de la politique.</p>
<p><strong>Léon Werth</strong> : <a title="Télécharger 33 jours, par Léon Werth" href="http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782878580358/33-jours" target="_blank">33 jours</a></p>
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		<title>Deux et deux font quatre</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Feb 2012 16:14:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Camus]]></category>
		<category><![CDATA[deux et deux font quatre]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais il vient toujours une heure dans l&#8217;histoire où celui qui ose dire que deux et deux font quatre est puni de mort. L&#8217;instituteur le sait bien. Et la question n&#8217;est pas de savoir quelle est la récompense ou la punition qui attend ce raisonnement. La question est de savoir si deux et deux, oui [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Mais il vient toujours une heure dans l&rsquo;histoire où celui qui ose dire que deux et deux font quatre est puni de mort. L&rsquo;instituteur le sait bien. Et la question n&rsquo;est pas de savoir quelle est la récompense ou la punition qui attend ce raisonnement. La question est de savoir si deux et deux, oui ou non, font quatre.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Albert Camus</strong>, <em>La Peste</em></p>
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		<title>Le cycle des saisons</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 14:34:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Le Parti pris des choses]]></category>
		<category><![CDATA[Ponge]]></category>

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		<description><![CDATA[Las de s&#8217;être contractés tout l&#8217;hiver les arbres tout à coup se flattent d&#8217;être dupes. Ils ne peuvent plus y tenir : ils lâchent leurs paroles, un flot, un vomissement de vert. Ils tâchent d&#8217;aboutir à une feuillaison complète de paroles. Tant pis ! Cela s&#8217;ordonnera comme cela pourra ! Mais, en réalité, cela s&#8217;ordonne [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Las de s&rsquo;être contractés tout l&rsquo;hiver les arbres tout à coup se flattent d&rsquo;être dupes. Ils ne peuvent plus y tenir : ils lâchent leurs paroles, un flot, un vomissement de vert. Ils tâchent d&rsquo;aboutir à une feuillaison complète de paroles. Tant pis ! Cela s&rsquo;ordonnera comme cela pourra ! Mais, en réalité, cela s&rsquo;ordonne ! Aucune liberté dans la feuillaison&#8230; Ils lancent, du moins le croient-ils, n&rsquo;importe quelles paroles, lancent des tiges pour y suspendre encore des paroles : nos troncs, pensent-ils, sont là pour tout assumer. Ils s&rsquo;efforcent à se cacher, à se confondre les uns dans les autres. Ils croient pouvoir dire tout, recouvrir entièrement le monde de paroles variées : ils ne disent que &laquo;&nbsp;les arbres&nbsp;&raquo;. Incapables même de retenir les oiseaux qui repartent d&rsquo;eux, alors qu&rsquo;ils se réjouissaient d&rsquo;avoir produit de si étranges fleurs. Toujours la même feuille, toujours le même mode de dépliement, et la même limite, toujours des feuilles symétriques à elles-mêmes, symétriquement suspendues ! Tente encore une feuille ! &#8211; La même ! Encore une autre ! La même ! Rien en somme ne saurait les arrêter que soudain cette remarque : &laquo;&nbsp;L&rsquo;on ne sort pas des arbres par des moyens d&rsquo;arbres.&nbsp;&raquo; Une nouvelle lassitude, et un nouveau retournement moral. &laquo;&nbsp;Laissons tout ça jaunir, et tomber. Vienne le taciturne état, le dépouillement, l&rsquo;AUTOMNE.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Francis Ponge</strong>, <em>Le Parti pris des choses</em>, 1942</p>
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		<title>La lecture devient plus sociale</title>
		<link>http://jeansary.net/2011/04/25/la-lecture-devient-plus-sociale/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 16:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Livre numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Viens de lire What Books will become par Kevin Kelly, dans la traduction d&#8217;Hubert Guillaud. Je retiens avant tout ceci : &#171;&#160;La lecture devient plus sociale. Nous pouvons partager non seulement les titres des livres que nous lisons, mais nos réactions et les notes que nous avons prises à mesure que nous les lisons. Aujourd’hui, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Viens de lire <strong><a title="Kevin Kelly : What books will become" href="http://www.kk.org/thetechnium/archives/2011/04/what_books_will.php">What Books will become</a></strong> par <strong>Kevin Kelly</strong>, dans <strong><a title="Hubert Guillaud : Que vont devenir les livres" href="http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2011/04/19/que-vont-devenir-les-livres/">la traduction d&rsquo;Hubert Guillaud</a></strong>.</p>
<p>Je retiens avant tout ceci :</p>
<p>&laquo;&nbsp;La lecture devient plus sociale. Nous pouvons partager non seulement les titres des livres que nous lisons, mais nos réactions et les notes que nous avons prises à mesure que nous les lisons. Aujourd’hui, nous pouvons surligner un passage. Demain, nous serons en mesure de relier les passages. Nous pourrons ajouter un lien entre une phrase du livre que nous lisons et une phrase contrastée d’un autre livre que nous avons lu, nous pourrons ajouter un lien entre un mot dans un passage et un obscur dictionnaire, entre une scène dans un livre et une scène similaire dans un film (toutes ces astuces nécessitent des outils pour trouver des passages pertinents).&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et aussi :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Un livre en réseau, par définition, n’a pas de centre ni de bords. Est-ce que l’unité de la bibliothèque universelle pourrait être la phrase ou le paragraphe, l’article ou le chapitre au lieu du livre ? Peut-être. Mais il y a un pouvoir dans la forme longue. Une histoire autonome, un récit unifié, un argument clos qui a une attraction étrange pour nous. Il y a une résonance naturelle qui attire un réseau autour de lui. Nous allons découper les livres en bits constitutifs et tricoter ces pièces dans le web, mais l’organisation de niveau supérieur de l’ouvrage va continuer à focaliser l’attention. Un livre est une unité d’attention. Un fait est intéressant, une idée est importante, mais seulement une histoire, un bon argument, un récit bien conçu sont étonnants et ne s’oublient jamais. Comme le disait Muriel Rukeyser : “L’univers est fait d’histoires, pas d’atomes.”</p>
<p><strong><a title="Hubert Guillaud : Que vont devenir les livres" href="http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2011/04/19/que-vont-devenir-les-livres/">Hubert Guillaud : Que vont devenir les livres</a></strong></p>
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		<title>Son lexique</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Jan 2011 03:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Le Petit Sary qui s'Illustre]]></category>
		<category><![CDATA[Grenier]]></category>
		<category><![CDATA[Lexique]]></category>

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		<description><![CDATA[De Jean Grenier, dans Lexique : &#171;&#160;Chaque homme pourrait, au fond, constituer son lexique avec les mots qu&#8217;ils auraient détournés de leur sens commun pour leur faire exprimer son idiosyncrasie, avec les citations qu&#8217;il aurait choisies.&#160;&#187; Et aussi : &#171;&#160;Variétés. Autre titre de ce lexique, exprimant une équation personnelle ; et par suite inachevable.&#160;&#187;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>De <strong>Jean Grenier</strong>, dans <em>Lexique</em> : &laquo;&nbsp;Chaque homme pourrait, au fond, constituer son lexique avec les mots qu&rsquo;ils auraient détournés de leur sens commun pour leur faire exprimer son idiosyncrasie, avec les citations qu&rsquo;il aurait choisies.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et aussi : &laquo;&nbsp;Variétés. Autre titre de ce lexique, exprimant une équation personnelle ; et par suite inachevable.&nbsp;&raquo;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une charlatanerie de transition</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Jan 2011 15:59:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Le Petit Sary qui s'Illustre]]></category>
		<category><![CDATA[Rousseau]]></category>
		<category><![CDATA[Starobinski]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean Starobinski, à propos de Rousseau : &#171;&#160;Viennent des phrases jetées sur le papier &#171;&#160;sans suite et sans liaison&#160;&#187;, entre lesquelles un travail ultérieur s&#8217;efforcera péniblement d&#8217;introduire une cohérence systématique. Il en fera une fois l&#8217;aveu très clairement : &#171;&#160;Rien ne s&#8217;offre à moi qu&#8217;isolé.&#160;&#187; Ses discours ne sont pas de vrais discours : ce [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Jean <strong>Starobinski</strong>, à propos de <strong>Rousseau</strong> : &laquo;&nbsp;Viennent des phrases jetées sur le papier &laquo;&nbsp;sans suite et sans liaison&nbsp;&raquo;, entre lesquelles un travail ultérieur s&rsquo;efforcera péniblement d&rsquo;introduire une cohérence systématique. Il en fera une fois l&rsquo;aveu très clairement : &laquo;&nbsp;<em>Rien ne s&rsquo;offre à moi qu&rsquo;isolé</em>.&nbsp;&raquo; Ses discours ne sont pas de vrais discours : ce sont des idées éparses, des états d&rsquo;âme instantanés, liés par &laquo;&nbsp;une charlatanerie de transition&nbsp;&raquo;. (<em>L&rsquo;oeil vivant</em>)</p>
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		<title>Où qu&#8217;il soit désormais, il se retire en son ouvrage</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Dec 2010 08:42:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Butor]]></category>
		<category><![CDATA[Essais sur les Essais]]></category>
		<category><![CDATA[Montaigne]]></category>

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		<description><![CDATA[Chez lui, il se retirait dans sa librairie. Où qu&#8217;il soit désormais, il se retire en son ouvrage ; et il va essayer d&#8217;y faire entrer sa librairie même, c&#8217;est pourquoi il va tant le nourrir de citations, lire plus que jamais. » « Ainsi il s&#8217;adresse à travers les nuées de poudre dont il se sentait [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chez lui, il se retirait dans sa librairie. Où qu&rsquo;il soit désormais, il se retire en son ouvrage ; et il va essayer d&rsquo;y faire entrer sa librairie même, c&rsquo;est pourquoi il va tant le nourrir de citations, lire plus que jamais. »</p>
<p>« Ainsi il s&rsquo;adresse à travers les nuées de poudre dont il se sentait environné à nous tous au monde, il nous convie à entrer dans cette galerie d&rsquo;où le monde nous apparaît à travers un air nettoyé, et, comme il a si bien su faire siennes les citations qu&rsquo;il empruntait aux auteurs de l&rsquo;antiquité, il nous invite à faire nôtres ses sentences.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Qui ne voit que j&rsquo;ai pris une route par laquelle, sans cesse et sans difficulté (mais certes non sans travail), je pourrais aller autant qu&rsquo;il y aura d&rsquo;encre et de papier au monde ?</p>
<p><strong>Michel Butor</strong>, <em>Essais sur les Essais</em></p>
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		<title>Dans la boutique d&#8217;un shipchandler</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Dec 2010 16:28:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[shipchandler]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans ma mémoire gisent &#8211; comme des objets hétéroclites (ancres, chaînes, chemises, crayons, papier) dans la boutique d&#8217;un shipchandler où les navigateurs viennent se réapprovisionner &#8211; un certain nombre d’évènements dont beaucoup peuvent être regardés comme ridicules ou ignobles ; mais la &#171;&#160;bassesse&#160;&#187; même qui se trouve attachée à presque tous ces évènements et la [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ma mémoire gisent &#8211; comme des objets hétéroclites (ancres, chaînes, chemises, crayons, papier) dans la boutique d&rsquo;un shipchandler où les navigateurs viennent se réapprovisionner &#8211; un certain nombre d’évènements dont beaucoup peuvent être regardés comme ridicules ou ignobles ; mais la &laquo;&nbsp;bassesse&nbsp;&raquo; même qui se trouve attachée à presque tous ces évènements et la peur, la répugnance extrêmes que j&rsquo;éprouve à les évoquer ont pour résultat, même quand ils n&rsquo;ont pas pour héroïne une femme immédiatement terrifiante, de faire de celles qui y ont été mêlées des Judith (moins, dans ce cas, par leur attitude à elles-mêmes que par l&rsquo;attitude écrasée que j&rsquo;adoptai à leur égard).&nbsp;&raquo;</p>
<p>(<strong>Michel Leiris</strong>, <em>L&rsquo;Age d&rsquo;homme</em>)</p>
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		<title>Toute la distance qui me sépare de moi</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Oct 2010 04:58:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Artaud]]></category>
		<category><![CDATA[Distance]]></category>

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		<description><![CDATA[Antonin Artaud : &#171;&#160;J&#8217;ai pour me guérir du jugement des autres toute la distance qui me sépare de moi.&#160;&#187;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Antonin <strong>Artaud</strong> : &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai pour me guérir du jugement des autres toute la distance qui me sépare de moi.&nbsp;&raquo;</p>
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