Archives de la catégorie : En marge de Hanoi interlude

En français dans le texte

L’œuvre de l’écrivain vietnamien Thạch Lam (1910-1942) la plus lue au Vietnam aujourd’hui est sans doute Hà Nội băm sáu phố phường, (littéralement Hanoï et ses 36 rues), qu’il consacre au vieux quartier commerçant de la capitale. Ces chroniques publiées à mesure dans la presse ont été recueillies en volume en 1943 après la mort […]

Facile, difficile

Facile, difficile. C’est là qu’une conséquence de l’objectivisme radical, masquée dans le cas de Testimony par l’accessibilité des textes, qui provient à la fois de leur source, les témoignages, des principes du prélèvement, et de la construction polyphonique des voix (gommant leur hétérogénéité), saute aux yeux. Il n’y a aucune raison qu’une saisie par la […]

En épigraphe à Jerusalem The Golden

En épigraphe à Jerusalem the golden, publié aux Objectivist press, à New York en 1934, Reznikoff a mis cet épigramme de Martial (Livre I, 16) :   Sunt bona, sunt quaedam mediocra, sunt mala plura Quae legis hic : aliter non fit, Avite, liber.   Ce que Reznikoff avait traduit, dans une lettre datée du […]

Je ne me sens anonyme

Je ne me sens anonyme qu’à moto, goutte dans le flux ; à pied c’est tel est vu qui croyait voir. Une sorte de Consul, à garder son allure dégagée, sans alcool à vaincre ici. Mais qu’un étranger vienne vous croiser et là, pires que 2 haruspices, on s’évite. Ce qui frappe d’abord à l’émergence […]

L’air dur, la casquette en cuir

L’air dur, la casquette en cuir et les tatouages plein les bras : le type codifié du voyou local.  Hello my friend, can I help you ? Cheapest beer ? Best massage ? Je réponds en viet, fais virer la conversation sur un bord moins commercial. Inéluctablement sur la famille, qui a son lot de […]

Une épigraphe possible

Une épigraphe possible pour Hanoï interlude, un extrait de ce long poème en prose qu’est Un balcon en forêt : « Toute une saison », pensait-il. Il se demandait s’il l’avait aimée. C’était moins et mieux : il n’y avait eu de place que pour elle. Julien Gracq.

J’entame la deuxième saison

J’entame la deuxième saison de Hanoï interlude. Cela pourrait devenir un rendez-vous annuel, d’octobre à mars, quand le climat permet la marche dans la ville.   Hanoï interlude 26   Le principe est toujours celui de la chaîne où les maillons s’ajoutent sans ordre apparent mais, passé l’expérimentation de la première mouture, j’accorderai désormais une […]

Une chaussure noire

Une chaussure noire sur la chaussée toute neuve. L’autre un peu plus loin, mais beaucoup trop loin pour que la paire appartienne encore à quelqu’un. Une sphère montée sur un petit chariot. L’huile usagée aspirée dans un tuyau d’air. Un homme accidenté perd conscience. Il est porté sans trop de ménagement jusque sur le trottoir.

Traductions de Reznikoff en français

J’ai commencé à recenser les textes de Charles Reznikoff traduits en français. Peu d’œuvres intégrales encore pour le moment. Nombreux extraits dans 3 revues que je connais. J’ignore s’il y en a d’autres. Œuvres intégralement traduites – Holocauste (Prétexte éditeur, 2007), par Auxeméry – Témoignage, Les États-Unis, 1885-1915  (POL, 2012), par Marc Cholodenko – Le […]

Balzac a découvert dans la grande ville

Balzac a découvert dans la grande ville une mine de mystère, et le sens qui, chez lui, est toujours en éveil, c’est la curiosité. C’est sa Muse. Il n’est jamais ni comique ni tragique. Il est curieux. Il s’engage dans un enchevêtrement de choses avec l’air de quelqu’un qui flaire et promet un mystère, et […]