Archives de la catégorie : Quel hypertexte pour la poésie ?

Notes à la recherche des potentialités de l’hypertexte dans la création poétique et sa diffusion. Ce carnet, lui-même hypertextuel, fait ainsi ce qu’il dit en le disant.

Hypertexte et recueil de nouvelles

L’article de René Audet « Pour une lecture hypertextuelle du recueil de nouvelles »  rappelle combien tout recueil de nouvelles est par nature hypertextuel (autrement dit « œuvre ouverte », selon Umberto Eco). Double structure : statique / dynamique Un recueil de nouvelles est statique par son architecture, c’est une composition paradoxale qui réunit le fragment et le tout, […]

Le temps positif de Balpe

Selon Jean-Pierre Balpe, inventeur de littérature générative, Le Temps Positif fait partie de l’hyperfiction La disparition du général Proust, disséminée dans une constellation de blogs  et d’hétéronymes sur les réseaux sociaux comme Germaine Proust, Marc Hodges… Ce recueil est présenté ainsi dans la balise <head> que l’on peut consulter dans le code source :  « un […]

Expérience de poésie hypertextuelle

Je partage le constat de Denis Heudré sur la rareté de la poésie hypertextuelle de langue française. Et dans ce carnet m’intéresse notamment le recours au lien hypertexte dans  la construction d’un recueil. Infiniment infime  se présente, selon la balise <head> consultable dans le code-source comme « une première expérience de poésie hypertextuelle pour une balade […]

Dépassée l’hyperfiction ?

Je me demande si on n’enterre pas un peu trop vite l’hypertexte de fiction en France. Dans « Le devenir numérique de la littérature française », l’auteur évoque le constat proposé par « Paul Lafarge, pour qui les romans hypertextes relèvent, comme les voitures volantes, d’un imaginaire dépassé du futur technologique. » Idée reprise (sans la restriction au domaine […]

L’esthétique du numérique

A chaque réception de la revue Action Poétique – dans une autre vie – je commençais toujours par la chronique « Écrits d’écran » de Jean-Pierre Balpe. Découverte d’un nouveau continent. Je les reparcours ces derniers temps. « Cette esthétique du numérique, du media art comme disent les anglo-saxons, me paraît être caractérisée par son aspect «tragique»: la […]

La lecture et ses mystères

Internet remet au goût du jour le recueil de citations qui avait atteint son apogée à la fin de la Renaissance. Les Anglais notamment, selon Robert Darnton dans son Apologie du livre, « lisaient par à-coups et sautaient d’un livre à l’autre. Ils brisaient les livres en fragments et assemblaient ceux-ci selon de nouvelles combinaisons en […]

Haïku forme ouverte

Lecture passionnée ces temps-ci, un peu chaque jour du « grand incendie de londres ». Internet donne du champ aux formats courts, dont le haïku. Je recopie ce passage qui montre l’aspect ouvert du poème japonais : « – qu’un haïku était toujours (ce que je savais) ouvert, implicitement prolongeable en un long poème par chaînons, un « renku » […]

Une vie avant le livre

Quelques médits après la lecture du Read/Write Book, le livre inscriptible. Blanchot dans le Livre à venir évoque dans une longue note de bas de page « l’intéressante rupture morale » consentie par Jacques Scherer en publiant Le « Livre » de Mallarmé, Premières recherches sur des documents inédits ». Sentant que son heure est proche, Mallarmé veut que tout […]

Médits ?

Aurais presque envie d’appeler « médits » ces petites notes qui essaient de rendre compte d’une méditation que je voudrais quotidienne sur poésie et hypertexte. Une heure ou deux chaque soir matin de disponibilité, face à l’écran blanc, à laisser venir les idées et vaquer à leurs connexions, dans un carnet hypertextuel qui fait ainsi ce qu’il […]

J’y serre mes gloses

Le poème a toujours risqué la dispersion : citations, commentaires, remixes… Qu’elle soit imprévisible empêcherait de l’anticiper ? Voyons ce que peut donner une recherche sur Un coup de dés jamais n’abolira le hasard. Aucune fluidité, entre divers articles glanés sur un moteur de recherche et une bibliographie – un seul livre numérique – sans […]