Hara-kiri

Les progrès de la médecine font du mourant un sursitaire en impuissance et recueillir ses dernières paroles devient un exercice de pure pronostication. (Confesser son crime, tel James Brewer, en devient même risqué). Quel dernier souffle s’entend d’ailleurs dans cette salle des machines d’acharnement thérapeutique ?

Voici donc les paroles de Père Jean, quand je l’ai vu pour la dernière fois.

« Mon dieu ! Plutôt me faire hara-kiri que d’avaler leur sale bouffe ! » dit Père Jean la bouche pleine et il éclate de rire : « Hara-kiri ! C’est bien la première fois que j’arrive à prononcer ce mot. »

Le mot convenait. Mais on ne nous laisse plus faire seppuku de nos jours.

Voir de même : Rémittent, Cancer, Père Jean

Maj du 07/07/11

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera jamais rendu public. Les champs marqués d'un astérisque (*) sont obligatoires