Nomadisme

Chaque jour que je fais – et non subis -, je copie sur mon clavier, page à page, les livres de ma bibliothèque. Méthodiquement, une heure, je numérise à l’ancienne. Hormis le physique qu’elle requiert, le trouble de saisir dans un élan ralenti par la lecture, j’ai la joie d’observer le vide envahir, à raison d’un livre par mois, les étagères.

Les étagères de ma penderie – l’économie de ma tenue frise l’uniforme – évoluent de même. Le martelage s’amplifie à mesure que les meubles s’allègent et que s’organise la chambre autour de la cantine : l’intégrale de mes effets devra s’y tenir prête. La guérilla pourrait être mon modèle de déménagement, les troubles de voisinage mon ennemi.

En cherchant bien, je devrais pouvoir numériser femmes et enfants. Famille de poche.

Cette quête du mobile retrouve la jeunesse de mes vingt ans. Je m’enracine de plus belle, mais dans les nuages.

Maj du 31/10/10

 

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