Vertigo

Difficile de résister aux appels dispersés mais impérieux de Vertigo, le film le plus méchant d’Hitchcock à mon goût. Non pour cette histoire à dormir debout, au récit miné par des péripéties grotesques – qu’à traverser à cloche-pied on finit par chuter dans un trou de mélancolie.

Mais pour ce qu’il nous rappelle de la circularité du désir.

La femme que vous allez voir dans cet extrait n’aura pas existé.

 

 

Elle simule.

Les phoney trances de la possédée vous mènent en manège. Jusqu’à sa perte.

Ne pourrait rester que le désabusement. Cette mise au ban pour crédulité, le crime suprême.

Mais savons-nous à sa mesure exacte la force du virtuel ? De ce qui n’a pas eu lieu, sinon dans le désir ? De la force qu’il exige pour échapper à ses réincarnations ?

La sagesse serait alors un deuil où repasser en boucles les accords déchirants d’un non-lieu.

Voir de même : Amour

Maj du 14/04/13

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