De Passion bémole en passion bémol

Je viens d’achever la première version de la dernière section du recueil. Je la vois comme une sorte de petit roman en vers accélérés, mais ça peut se lire dans tous les sens naturellement.

Elle comprend désormais 20 morales élémentaires inédites, toutes bâties sur la même forme que j’ai conçue à mon usage :
- seuil possible
- été préliminaire
- veste anthracite
- paysan parvenu
- vie antérieure
- glisse péremptoire
- manoir collatéral
- porte dérobée
- escalier noir
- standard remis
- oreille déblayée
- réseau lu
- accord virtuel
- œil droit
- profil effaré
- départs quotidiens
- longuement nu
- couche fausse
- galerie commerciale
- mer dépliée

Il me reste à réviser chaque cycle et la mise en page définitive.

Je ne vois pas ce recueil comme un livre à part (entière), mais comme une branche de mon hyperlivre, c’est-à-dire ce site. C’est ce que je tâcherai d’expliciter dans ce carnet à partir de janvier prochain. Grande envie de passer à autre chose pour le moment. (maj du 14/12 — car à observer un mobile trop longtemps je m’endors, et d’un mauvais sommeil.)


Lectures de novembre 2014

Lectures de novembre 2014 : – Francis Ponge : Le parti pris des choses – Henri Michaux : Qui je fus – Henri Michaux : La nuit remue – Henri Michaux : Épreuves, exorcismes – Jean Follain : Exister – Eugène Guillevic : Terraqué – Albert de Pouvourville : L’heure silencieuse – Henry Miller : […]


Portée du dialogue

Portée du dialogue. Nécessité de dialoguer. Tremblements, hésitations, reprises. Déchirures. La chose soudainement dévoilée, reconnue et retenue. Le complexe. La possibilité d’aller et venir. La confrontation. L’éclairement passager. Avant tout, peut-être, l’écueil évité de la raideur, dans la pensée aussi bien que dans le déroulement de la parole, raideur qui est la figure d’un recours […]


Lecture d’octobre 2014

Lectures d’octobre 2014 : – Aragon : Le crève-coeur – Charles Péguy : Les tapisseries – Raymond Roussel : Impressions d’Afrique – Raymond Roussel : Les nouvelles impressions d’Afrique – Raymond Roussel : Comment j’ai écrit certains de mes livres – Raymond Queneau : Petite cosmogonie portative – Paul Valéry : La Jeune Parque – […]


Cinécrit du fiasco

En pleine composition de la dernière section de Passion bémole, je tente une expérience farfelue : filmer un poème à mesure que je l’écris. Aucun intérêt pour un sans-gloire-posthume assurément (qui le lira jusqu’au bout ?), mais là n’est pas la question. Bien plutôt : qu’est-ce qui se voit censuré ? Et, comparé à un […]


Peu d’écrivains, au bout du compte, n’écrivent pas

Peu d’écrivains, au bout du compte, n’écrivent pas pour « raconter leur vie ». On peut même supposer que beaucoup publient des « fictions », des « romans », des « poèmes », pour gagner enfin le droit, une fois la notoriété venue, de mettre, comme disait Baudelaire, leur « cœur à nu » et de publier des « journaux intimes » ou des « autobiographies ». Christian Prigent, […]


Le temps du texte aspire

Le temps du texte aspire à être une forme pure où passé, présent et avenir se déploient en mouvements comparables à ceux des astres, dans une omniprésence qui, simultanément, se rappelle, contemple et attend. » Paul Zumthor


Lectures de septembre 2014

Lectures de septembre 2014 : – Valéry Larbaud : Les poésies de A.O. Barnabooth – Paul Claudel : Cinq grandes odes – Saint-John Perse : Éloges – Guillaume Apollinaire : Alcools – Blaise Cendrars : Œuvres poétiques complètes – Paul Eluard : Capitale de la douleur ; La vie immédiate – Philippe Soupault : Georgia, […]


Hanoï interlude 25

Vingt-cinquième maillon de la chaîne. Si vous avez manqué les épisodes précédents, vous pouvez les retrouver dans la rubrique « Hanoï interlude ».     25 de quoi croyez-vous qu’il vivra cet homme dur qui n’a qu’une tête qu’un bras et qu’un tronc foule la chaussée d’un plaid de coton


Hanoï interlude 24

Vingt-quatrième maillon de la chaîne. Si vous avez manqué les épisodes précédents, vous pouvez les retrouver dans la rubrique « Hanoï interlude ».     24 il lève des haltères un balcon le métal effleure tel un gong d’un même effort (à l’envers l’œil brille) use ton égo