Charles Reznikoff lit la poésie chinoise des Tang

Charles Reznikoff lit la poésie chinoise des Tang et relève ceci : « La poésie présente l’objet afin de susciter la sensation. Elle doit être très précise sur l’objet et réticente sur l’émotion. » Refus des explications qu’on trouve chez tous les objectivistes : « no ideas but in things » (williams). Mais aussi dans Manhattan Transfer. Le poète décrit mais ne conclut pas. Un témoignage de tribunal. S’il écrit, c’est pour être compris. Il croit beaucoup à la clarté.

Rakosi : « je crois que R. apparaît dans ses premiers poèmes comme un homme entièrement compatissant. Il apparaît comme une personne. Quand il observe quelque chose, vous êtes à l’intérieur de lui. »

Selon Serge Fauchereau, : « c’est aussi un homme qui refuse de parler de ses propres livres. Il en veut bien parler pour vous dire comment il les a imprimés, les difficultés qu’il avait à trouver des caractères et à les vendre. »

Imprimés soigneusement sur papier gris. « Je m’en fous, je les imprime ; si j’ai deux lecteurs, c’est déjà quelque chose. » Il a toujours trouvé amusant que quiconque puisse s’intéresser à ce qu’il faisait.

Reznikoff a toujours mis les pieds dans le plat.

Très peu de citations.


A quoi bon quitter une société

A quoi bon quitter une société pour s’intégrer dans une autre. Le cul entre 2 chaises, je suis dans une fâcheuse posture. La seule valable. Et en poésie j’aurai vraisemblablement la même. Cohérence et cohésion.   « L’enfer des vivants n’est pas chose à venir ; s’il y en a un, c’est celui qui est déjà […]


Lectures de mai 2015

Lectures de mai 2015 : – Queneau : Fendre les flots ; Morale élémentaire – Philippe Beck : Contre un Boileau – Ezra Pound : Au cœur du travail poétique – Lucien Roubaud : Vietnam – Albert Londres : Le chemin de Buenos Aires, Chez les fous, L’homme qui s’évada – Ezra Pound : Les […]


Lirait-on Rimbaud de la même manière

Lirait-on Rimbaud de la même manière s’il n’avait pas écrit sa Lettre du voyant ? Et la correspondance de Mallarmé (« en creusant le vers à ce point ») ? A-t-on mesuré l’influence des discours que les poètes eux-mêmes tiennent sur leur écriture ?


Lectures d’avril 2015

Lectures d’avril 2015 : – Dante : Vita nova – Raymond Queneau : Courir les rues, Battre la campagne – Jean-Luc Godard, Youssef Ishaghpour : Archéologie du cinéma et mémoire du siècle – Jean-Michel Maulpoix : Du lyrisme – Jacques Roubaud : Poésie, etc. : ménage – Yves di Manno : « Endquote » – Henri Meschonnic […]


On parle beaucoup processus

On parle beaucoup processus, work in progress mais on continue à mesurer le résultat : le Livre comme évènement. On comprend qu’il faut peindre le passage, mais on continue à défiler devant les toiles de maîtres.


Lectures de mars 2015

Lectures de mars 2015 : – Cesare Pavese : Le métier de vivre – Raymond Queneau : Les Bucoliques, Le chien à la mandoline – Barthes : La préparation du roman II – Jean-René Huguenin : La côte sauvage


C’est avec un roman en vers

C’est avec un Roman en vers que Raymond Queneau fait son entrée en poésie : Chêne et chien. Malgré ce tour en parenté de force, Georges Perros s’étonne, à la sortie de Vie ordinaire, de cet heureux mélange des genres.  Il veut qu’un livre ait un sexe. Pour qu’il en désire un autre. Il y […]


Décidément, Pérégrine

Décidément, Pérégrine, cette prétendue révision n’est qu’une relecture. Je ne change quasiment rien à la vague des romans. Tu as reconnu peut-être lesquels — choix curieux en contraste avec ta joie — je t’avais prêtés ? J’écarte définitivement les 33 jours. J’ai compris que cet épisode historique fonctionne comme une fascination, depuis des années le mouvement de […]


On peut jouer

On peut jouer sa vie à pile ou face. Mais il y a des paris à honorer plus lentement. Laissons défis et challenges aux Pascals d’opérette, veux-tu ?